La pratique des ventouses

Les ventouses font partie de toutes les médecines tradionnelles du monde.
Nous retrouvons des traces de leur usage sur tous les continents.
En Chine bien sûr mais également en Inde, au Moyen Orient en Afrique, en Amérique du sud et dans toute l’Europe occidentale.
Les premiers hommes ou femmes médecine (ceux que nous nommons Shaman aujourd’hui) faisaient usage de cornes d’animaux creusées et évidées en leur centre.
Ils les appliquaient sur le corps après en avoir chauffé l’intérieur à la flamme ou plus simplement en aspirant l’air par un petit trou avec la bouche.
A cette époque, les ventouses étaient utilisées pour extraire le « mal », pus, sang vicié, toxines, venin, etc, du corps du malade.
Leur prescription était semble-t’il principalement à visé purgative.
L’évolution des matériaux et des techniques médicales ont permis la diversification de leur champ d’actions, ventouses en cuivre, en céramique, en bambou font leur apparition.

Ventouse Perse, premier siècles de l’Islam

(Musée du Louvre)

Elles aident au traitement de douleurs arctiulaires en Chine, à la détox en Égypte, au reboutement en Grèce, et bien-sur au traitement des bronchites en Europe.
Elles ont traité avec efficacité des milliers de générations successives d’Êtres humains.
Puis l’avènement de la chimie et des anbiotiques entre les deux grandes guerres, les a fait tomber dans l’oubli de la médecine académique occidentale.

Elles sont restées longtemps en France d’un usage familial, et parfois mise en œuvre surtout dans les cabinets des praticiens de médecines dites alternatives comme la médecine traditionnelle chinoise ou la naturopathie.
Mais aujourd’hui, elles reviennent sur le devant de la scène entre autre grâce aux sportifs de haut niveau, comme le nageur américain Michael Phelps, sportif le plus médaillé de l’histoire des Jeux Olympiques, ici en photo avec de jolies marques de ventouses !

Mais comment cela fonctionne ?

Lorsque l’on pose une ventouse sur le corps, nous voyons la peau monter à l’intérieur de celle-ci.


Il va se produire tout d’abord sur l’épiderme, le derme, les muscles, les tendons, les fascias un effort de traction. Cet étirement des tissus mous, va permettre en premier lieu un relâchement des 
tensions.


Ensuite, si la ventouse est laissée suffisamment de temps en place, les liquides organiques principalement le sang, la lymphe, vont être attirés vers celle-ci. Ce processus s’opère de la périphérie vers le centre et de la profondeur vers la surface. Ainsi les tissus mais également les organes internes et viscères vont être désencombrés, comme les bronches par exemple, de toutes les matières qui les empêchent de fonctionner efficacement.
Principe dérivatif, réflexe, hyperthermie, système méridiens et points d’acupuncture, il existe de nombreuses autres théories qui, selon la tradition médicale, tentent d’expliquer le fonctionnement des ventouses.

Alors qu’est-ce que l’on peut traiter avec les ventouses ? 

Elles ont acquis leur réputation dans l’histoire médicale principalement pour les affections impliquant une congestion et particulièrement au niveau des voies aériennes, sphère ORL :
  • Rhumes, simple coup de froid avec congestion nasale.
  • Toux banale, sèche ou productive (expression de mucosités claires ou épaisses).
  • Bronchites, productives ou non.
  • Sinusites, avec écoulement nasal ou sans.
  • Otites.
  • Angines et affections de la trachée.
  • Rhinites saisonnières, coup de froid de l’hiver, climatisation, etc.
  • Rhinites dites allergiques, pollens, graminées, acariens, poils, etc.
  • Grippes, en soutien puisque c’est une affection virale et que les ventouses stimulent le système immunitaire.

Comme vous l’avez déjà deviné lorsque nous avons parlé plus haut des sportifs professionnels, la seconde grande catégorie d’application vise à soulager les congestions douloureuses: 

  • Tensions musculaires localisées ou généralisées.
  • Contractures tendino-musculaires, « nœud ».
  • Tendinites, toutes localisations.
  • Douleurs musculaires chroniques, dorsalgies, lombalgies, etc.
  • Douleurs articulaires, toutes localisations.
  • Douleurs traumatiques, entorses, lumbago, etc.
  • Obstructions douloureuses de type Vent Froid Humidité, « Feng Han Shi Bing » de la médecine tradionnelle chinoise, ce qui correspond à certains tableaux rhumatismaux de la médecine occidentale.
  • Douleurs neurologiques, névralgies, cervicalgies, sciatalgies, cruralgies, etc.
  • Arthrite-arthrose en traitement de soutien.
Il existe de nombreuses autres applications où les ventouses apportent un soutien et un soulagement indéniable à la condion de la personne souffrante.
  • Les affections de la peau: dermates banales, de contact, eczémas secs, suintants, psoriasis en soutien, car affection complexe touchant le système immunitaire, etc.
  • Les troubles gynécologiques : dysménorrhée, douleurs de règles (congestion et stase de sang dans le petit bassin), aménorrhée, endométriose en soutien, etc.
  • Certains troubles digestifs banals : digestion lente, ballonnements, diarrhées, constipations, etc.
  • Certaines affections urogénitales banales : cystalgies, cystites, lithiases et calculs en soutien, etc.
  • Certaines céphalées selon leur étiologie, en lien par exemple avec les cervicalgies ou dorsalgies.
  • Et également en « massage », avec les ventouses dites glissées pour le traitement de la cellulite (reproduction de la technique du palpé-roulé) et la réduction des rides, les ventouses dites éclairs pour le traitement des cicatrices afin d’éviter les adhérences tissulaires, etc.

Et les ventouses c’est pour qui ? 

Nos grand-parents posaient eux même des ventouses sans aucune formation médicale et ce avec une grande efficacité. Tout le monde peut mettre en œuvre cette technique à la maison pour soi ou ses proches.

Bien sûr il existe des contre-indications à la pose des ventouses, comme le traitement de personnes atteint de pathologies graves comme la tuberculose, les cancers de la sphère ORL, les cardiopathies sévères (troubles du rythme cardiaque, infarctus) ou encore les personnes ayant bénéficié d’une greffe d’organe et sous traitement immunosuppresseur.

Néanmoins, il parait évident que ces patients nécessitent un suivi médical connu, rigoureux et ne rentrent pas dans le cadre de cette pratique.
Certaines personnes préfèrent être pris en charge par un thérapeute, d’autres prennent la voix de l’auto-traitement. L’un n’excluant pas l’autre d’ailleurs, tout est juste.

Réputée pour être simple, cette pratique répond à tous les critères que l’on recherche dans un processus de guérison naturelle : elle s’apprend facilement, sans connaissance préalable, est efficace rapidement, sans produit toxique ni effets indésirables, et est bénéfique à toute la famille adultes comme enfants.

Pour autant, avant de la praquer soi-même, il est important de connaître une méthode complète et sûre.
Pour ce faire, vous pouvez vous former lors d’un stage en présentiel auprès d’un professionnel ou encore lire et utiliser liser l’un des nombreux livres traitants de ce sujet.

Laurent Chenot, thérapeute formateur et auteur, dans son livre « Se soigner par les ventouses ; Débuter cette pratique de façon simple et efficace » paru aux éditions Jouvence, rassemble toutes les informations nécessaires pour faire vos premiers pas et ainsi pratiquer en toute sécurité et confiance.

Vous pouvez vous procurer le livre ici ou chez votre libraire habituel.

Prenez soin de vous et de tous ceux que vous aimez.

Laurent.